A l’occasion de ces élections législatives, il apparait nécessaire de rappeler que seul le NPA se prononce pour la sortie rapide du nucléaire

Publié le par NPA61

Image45-copie-1.pngTout d’abord parce que c’est possible !

Pour preuve, la Suisse et la Suède y ont renoncé définitivement. L’Italie se prononcera le 12 juin par référendum, sur une reprise ou non du nucléaire, stoppé depuis 1987. L’Allemagne a décidé la sortie définitive d’ici 2022. Ses sept plus vieux réacteurs ont été fermés après la catastrophe de Fukushima. Au Japon, depuis avril, plus aucun réacteur ne produit d’électricité. Il est notable qu’aucun de ces pays n’est retourné à la bougie.

 

Ensuite parce que c’est urgent!

En effet, depuis les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, le risque permanent est indéniable. Il ne se passe pas un mois sans qu’une centrale ou installation française ne connaisse un « incident ».

La sortie du nucléaire en 10 ans, proposée par le NPA, sur la base d’études pointues et détaillées, est possible. Elle est possible sans recourir massivement aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon…) mais sur la base d’une politique volontariste de développement des énergies renouvelables et d’économies d’énergie.

 

Dans le paysage politique actuel, quel sont les partisans de cette sortie du nucléaire ?

L’UMP et le Front National sont clairement pour la continuité dans cette fuite en avant qu’est la poursuite du nucléaire, au nom de la sacro sainte « indépendance énergétique ». Pourtant, il est bon de rappeler qu’aucune mine d’uranium n’est plus exploitée en France et que l’intégralité de la matière nécessaire à la fabrication du combustible nucléaire est importée.

 

Le PS de François Hollande s’est prononcé pour baisser la part du nucléaire de 75% à 50% d’ici 2030. Or, d’ici 2030, tous les réacteurs du parc nucléaire existant auront dépassé les 30 ans (leur durée de vie initiale), et 49 auront dépassé les 40 ans ! Il est difficile d’imaginer comment se concrétiserait cette réduction de la part du nucléaire au regard de la volonté de François Hollande de « préserver la construction d’un EPR » à Flamanville. Ajoutons à cela que le Parti Socialiste reste attaché au très polluant « retraitement » des déchets à La Hague, et à la production du MOX, un dangereux combustible contenant du plutonium.

 

Le Front de Gauche se prononce pour un débat national suivi d’un référendum. Ainsi, la consultation populaire serait  instrumentalisée pour éviter de résoudre les contradictions internes au Front de Gauche, entre un PC pro-atome et un PG favorable à une sortie planifiée du nucléaire.

Ce qui réunit ces formations politiques, c’est le nucléaire militaire. Toutes se sont prononcées pour le maintien de la « dissuasion » nucléaire française et contre un désarmement unilatéral.

 

Quant à la formation Europe Ecologie-Les Verts, favorable à la sortie du nucléaire, elle plaide pour un échéancier de fermeture du dernier réacteur d’ici 2030. Echéancier, bien évidemment électoralement compatible avec celui de son allié socialiste avec qui elle gère la Région Basse-Normandie, qui soutient la construction du réacteur EPR.

 

C’est pourquoi, à l’occasion de ces élections législatives, le seul vote anti-nucléaire, c’est le vote NPA !

Frédéric GONANO, militant antinucléaire

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